Certains médias presse et télévisuel ou éditant en ligne, ont cru utile de brouiller dans leurs éditions (forme de désinformation) le jeune visage d'une ex-soldate israélienne ayant trouvé funny de publier sur facebouc, le 16 août dernier, ses deux photos de son service militaire, terminé en 2008, dont une notamment la montrant affichant le sourire de défi du crétin satisfait de son trophée, tel un vulgaire chasseur de sanglier, au côté de prisonniers palestiniens les yeux aveuglés par un bandeau.
Répondant en août, à des critiques d'amis sur facebouc, elle disait n'avoir rien à faire de l'opinion des "gauchos", non elle ne trouvait rien d'anormal à ses deux photos. Ce qui entend : le fait de les avoir prises et a postériori deux ans plus tard, le fait de les publier sur facebouc.
Si je vous redonne à voir ce visage satisfait que vous avez peut être déjà aperçu, c'est à cause de cette dissimulation de son seul visage par quelques médias hypocrites, alors qu'elle l'avait, elle, fièrement affichée sur son facebouc.
à quoi rime pour ces quelques médias cette pudeur à sens unique : les prisonniers apparaissent, eux, tels qu'ils ont été photographiés ? Le sourire de la "décomplexée" les a-t-il tant gênés qu'ils leur faillent le cacher ?
Et elle enfonce elle même le clou un peu plus tard : (extraits)
"Eden Abergil, ex-soldate des Forces israéliennes de défense (IDF, Isreali Defence Forces), est l’objet de toutes les attentions des médias israéliens depuis qu’elle a mis en ligne sur Facebook des photos la montrant en train de poser aux côtés de prisonniers palestiniens. Loin de vouloir présenter des excuses, celle-ci persistait et signait, jeudi, en affirmant - toujours sur le réseau social - qu’elle "tuerait, massacrerait même, des Arabes avec plaisir".
La discussion a commencé avec un commentaire d’Eden Abergil à propos d'images de la jeune femme que des internautes ont retouchées pour se moquer d'elle. Tentant de se défendre, elle se plaint que "les sales pro-Arabes ont ruiné sa vie". Puis, celle-ci met finalement fin à la conversation en déclarant qu’"il n’y a pas de règles en temps de guerre !", avant d’ajouter : "Je hais les Arabes et leur souhaite à tous le pire. Cela me plairait de les tuer, de les massacrer même"."
Si je la redonne, c'est aussi que ceux qui la défendent lui ont trouvé des excuses un peu trop simplettes : son jeune âge. Excuses démenties par ses propos sur facebouc. La situation dans son pays. Ben voyons ! Dégagez, y'a rien à voir !
A mettre aussi en corrélation, avec une autre information qui a fait beaucoup moins de buzz, concernant d'autres appelés de cette armée israélienne d'occupation, qui ne supportant pas les monstruosités que leur pays colonisateur leur font commettre contre des humains, dépriment, se suicident . Ils ne partagent pas du tout la fierté de l'ex-soldate de 17ans pour cette armée d'occupation, ils ne se reconnaissent pas dans ses projets, destructions, meurtres de civils, tortures, mensonges. Ils ne se reconnaissent pas dans son inhumanité. Malheureusement, ils sont encore minoritaires chez eux.
<<"Selon un journal israélien, (Maariv) le suicide est en hausse parmi les officiers et les soldats israéliens. Ces derniers ont de plus en plus tendance à mettre fin à leurs jours, notamment pendant le service militaire."
et d'après le Yediot Ahranot :
"9 soldats israéliens se sont suicidés depuis le début de l'année 2010, alors que 21 soldats s'étaient suicidés en 2009. Une comparaison entre les chiffres des deux années montre une hausse de 100% du nombre des soldats."
"Ce bilan publié sur le site du quotidien israélien Yediot Ahranot reflète l'état du malaise au sein de l'armée de l'occupation israélienne, malgré les différentes mesures prises au niveau de la santé psychique des soldats.">>
Cette publication de photos n'a effectivement rien de surprenant ; la démarche de cette fille rappelle celle de son aîné en barbarie, Ygal Amir, l'assassin d'I.Rabin. A partir de cet assassinat, le pays n'a cessé de régresser moralement socialement, politiquement. Il n'y a guère que son économie qui se porte à merveille. Depuis septembre 2001.
Et pour ce qui est d'aveugler les prisonniers, dans son essai "la stratégie du choc", Naomi Klein explique à quoi sert pour les tortionnaires la phase d'isolation sensorielle :
La torture, ou "l'interrogatoire coercitif" comme on l'appelle à la CIA, est un ensemble de techniques conçues pour plonger les prisonniers dans un état de choc et de désorientation grave et les forcer à faire des concessions contre leur gré.
La logique de la méthode est exposée dans deux manuels de l'agence qui ont été déclassifiés à la fin des années 1990. On y explique que la façon de vaincre les résistances des "récalcitrants" consiste à provoquer une fracture violente entre le prisonnier et sa capacité à comprendre le monde qui l'entoure. D'abord, on "affame" les sens (au moyen de cagoules, de bouchons d'oreilles, de fers et de période d'isolement total ; ensuite, le corps est bombardé de stimuli (lumières stroboscopiques, musique à tue-tête, passages à tabac, électrochocs).
Cette phase d"assouplissement" a pour but de provoquer une sorte d'ouragant dans la tête des prisonniers, qui régressent et ont peur au point de perdre toute capacité à penser de façon rationnelle et à protéger leurs intérêts. C'est dans cet état de choc que la plupart des détenus donnent à leurs interrogateurs ce qu'ils veulent - des informations, des aveux, l'abandon d'anciennes croyances. (...)
Israel comme Etat d'apartheid du désastre permanent
(...) Ce qui fait d'Israël un modèle armes-caviar intéressant, c'est non seulement le fait que son économie résiste à de violentes secousses politiques, telles que la guerre avec le Liban en 2006 et la prise de Gaza par le Hamas en 2007, mais aussi qu'elle semble se développer de façon marquée en réaction directe à l'escalade de la violence. Rien de mystérieux au fait que l'industrie israélienne s'accomode si facilement de la catastrophe. Bien avant que les sociétés américaines et européennes ne saisissent les possibilités offertes par le boom mondial de la sécurité, des entreprises technologiques israéliennes s'affairaient à crééer l'industrie de la sécurité intérieure, secteur qu'elles dominent encore aujourd'hui. (...)
Du point de vue du secteur privé, Israël est donc un modèle à suivre dans le cadre du marché de l'après 11septembre. D'un point de vue social et politique, cependant, le cas d'Israël devrait plutôt sonner l'alarme. Que le pays continue de connaitre une retentissante prospérité au moment même où il déclare la guerre à ses voisins et coordonne une escalade de la violence dans les territoires occupés montre qu'il est périlleux de construire une économie fondée sur la certitude d'un état de guerre perpétuelle et de désastres toujours plus tragiques.
La capacité actuelle d'Israël à combiner les armes et le caviar est l'aboutissement de la mutilation spectaculaire qu'a connue son économie au cours des quinze dernières années, laquelle a eu un effet profond mais peu examiné sur la désintégration simultanée des perspectives de paix.(...)
et Naomie Klein nous apprend que c'est Dan Gillerman, directeur de la fédération des chambres de commerce d'Israël qui était désormais, l'un des faucons les plus incendiaires d'Israël, partisan d'une escalade encore plus grande, qui déclara sur les ondes de CNN que "même s'il est politiquement incorrect et peut être même faux de prétendre que tous les musulmans sont des terroristes, la vérité est que la quasi-totalité des terroristes sont des musulmans. Ce n'est donc pas seulement la guerre d'Israël. C'est celle du monde entier".
Tirade qui fut reprise, tronquée, par un chroniqueur français il y a quelques mois ...
La recette de la guerre mondiale à perpétuité est d'ailleurs celle que l'administration Bush avait proposé au complexe du capitalisme du désastre naissant au lendemain du 11 septembre.
Cette guerre, aucun pays ne peut la gagner, mais là n'est pas la question. Il s'agit plutôt de créer la "sécurité" dans des pays-forteresses soutenues par d'interminables conflits de faible intensité à l'extérieur de leurs murs. (...)
C'est toutefois en Israël que le processus est le plus avancé : un pays tout entier s'est transformé en enclave fortifiée à accès contrôlé entourée de parias refoulés à l'extérieur, parqués dans des zones rouges permanentes.
Voilà à quoi ressemble une société qui n'a plus d'intérêts économiques à souhaiter la paix et s'est investie tout entière dans une guerre sans fin et impossible à gagner dont elle tire d'importants avantages. (...)
Depuis que les "villages de misère" ont commencé à proliférer dans le cône sud des années 1970, la croisade de l'école de Chicago entraîne invariablement la mise au rancart de 25 à 60 % de la population. En Afrique du sud, en Russie et à la Nouvelle Orléans, les riches érigent des murs pour se protéger. Israël a simplement poussé le principe un peu plus loin en construisant des murs autour des pauvres, considérés comme dangereux.
C'est aussi ce qu'est en train de faire la pseudo Europe contre ses propres populations pauvres, qu'elle a le plus souvent elle-même contribué à appauvrir.
Grâce à l'essai grandeur nature d'un gadget israélien pas vraiment au point car faisant trop appel à la subjectivité de l'utilisateur, nous eûmes le plaisir de voir quasiment en direct, de simples pompiers catalans faisant leurs courses dans un supermarché de leur ville, être mordicus identifiés et désignés comme de dangereux terroristes basques !....
Des touristes israëliens d'un genre particulier visitaient il y a peu le pouvoir mexicain pour lui fournir des armes très spéciales de contre-révolution, dont certaines utilisent les extra-basses-fréquences. Quelques temps auparavant une française membre d'une ONG fut "confondue" au Mexique (Chiapas) avec, encore ! une terroriste basque.
Voir aussi : (Mexique - guerre basse intensité)
La semaine dernière, d'autres touristes israéliens sont allés aider de leur technologie hautement liberticide, le pouvoir grec contre les étudiants et autres protestataires à venir.
Une économie de la honte qui répand sa lèpre sécuritaire sur le monde, jolie société qu'ils se sont construits-là les israéliens.
Alors, non, pas vraiment de quoi en être fiers. Mais, comme le souligne fort bien Naomie Klein, ils ne sont pas les seuls monstres de cette hideuse mondialisation néolibérale à faire du blé de leur monstruosité. Ce qui n'est évidemment une excuse pour aucun d'entre eux.
mise à jour 26 août, ajout de liens






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