"Nous, soignants signataires, lançons un appel aux pouvoirs publics, pour un respect strict du principe de précaution, pour que soit établi un cadre strict législatif et réglementaire et pour une plus grande vigilance dans le suivi des effets sur la santé des ondes électromagnétiques.
(...)
L’Académie nationale de Médecine a rendu publique une « mise au point » le 3 mars 2009, qui est une « mise en garde contre une interprétation subjective du principe de précaution » et annonce qu’est « mis en place un groupe de travail pour examiner les questions que pose cette actualité ». La procédure parait inhabituelle, l’Académie s’est auto-saisie et a publié ce communiqué, avant même la constitution d’un groupe de travail, après une seule réunion d’un groupe informel. Le Pr Aurengo en faisait partie : nous apprenons qu’il est également membre du comité scientifique de Bouygues Télécom. Cette situation de conflit d’intérêts rend l’expertise douteuse. Nous demandons l’application stricte du principe de précaution. (...)Nous demandons qu’un système de « vigilance » soit mis en place, indépendant des opérateurs de téléphonie, et que la puissance des émetteurs soit réduite dès maintenant.
Nous rappelons que l’absence de précaution et des expertises médicales douteuses au service du lobby industriel ont pu permettre le « scandale de l’amiante ».
Voir également sur ce même sujet aux risques sanitaires niés et minorés par l' exécutif et les opérateurs, le dossier : "principe de précaution, téléphones portables et ondes électromagnétiques" .
De son côté, Le Monde se permettait de titrer un article le 3 avril dernier, par cette désinformation "antennes-relai : l'exposition est plus forte à distance".
Lorsque l'on lit l'article on constate très vite que l'on ne peut pas se permettre en l'état de cette étude réalisée pendant 9mois, dans le Doubs (mais encore ?) à l'aide de dosimètre personnel auprès de 200 personnes, de globaliser le constat sans l'avoir répétée en divers endroits de France et de Navarre, dans les mêmes conditions.
A plus forte raison, sous-entendre qu'à proximité le risque serait nul...
On remarque que le papier passe sous silence la puissance d'émission des antennes qui doit être forcément plus élevée en zone péri-urbaine qu'en zone urbaine. Il n'est mentionné que ce que les participants voyaient sur leur dosimètre. Et encore avec une généralisation très floue puisqu'il est prétendu :
"A son niveau le plus élevé, le champ électrique mesuré demeurait toujours inférieur à 1,5 volt par mètre (v/m), et restait donc inférieur aux normes internationales. L'exposition aux ondes des bandes utilisées pour la téléphonie mobile atteignait son maximum, selon la zone d'habitation, à environ 280 m ou 1 000 m des antennes."
Le blaireau de base peut bien imaginer qu'une étude durant 9 mois, avec 200 participants aura retenu immédiatement toute l'attention des opérateurs....
Enfin, arguer de cet autre sophisme "restait donc inférieur aux normes internationales".(quelles normes ?) ne signifie pas que le seuil de ces fameuses "normes internationales" soit celui avéré de non nocivité sanitaire.
Bien au contraire, puisqu'il a été situé par les scientifiques sérieux à ... 0,60 V/m indépassable.
1,5 V/m c'est évidemment mieux que les 41 V/m et 61 V/m autorisés par la France, mais cela reste dangereux non seulement pour l'homme, mais pour tous les insectes telles les abeilles, toute l'avifaune et toutes les bestioles vivant dans le champ d'émission des antennes.
L'étude s'étant terminée en septembre 2006, l'article ne dit pas si les 200 dosimètres sont restés en possession des participants et s'ils ont pu vérifier qu'après cette date la valeur de leur exposition aux ondes électromagnetiques des antennes n'augmentait pas subitement. En 2009 est-elle toujours dans la fourchette des 1,5 V/m ?
Etrange cette absence de curiosité du journal, n'est-il pas ?
Autre point extrèmement important, je remarque qu'il n'est pas non plus mentionné par Le Monde, si les chercheurs se sont donné la peine de faire noter par les 200 participants tous les élements métalliques se trouvant dans leur environnement immédiat au cours de leurs déplacements. Armoires techniques (Edf, Telecom) barrières, garde-fous, portes, volets, grilles, hangars, mobiliers urbains, poteaux, panneaux, rideaux de commerce, véhicules, lampadaires, rails, ponts, etc... Tout objet métallique, même les murs en béton armé.
Principe de physique tout bête, élémentaire comme l'électromagnétisme.Le métal agit comme un réflecteur du champ électromagnétique en décuplant la puissance des ondes électromagnétiques émises, hé, patate !
"Les recommandations internationales sont basées sur les effets thermiques observés des radiofréquences, indique l'épidémiologiste. L'évaluation des risques potentiels suppose que l'on recherche d'autres mécanismes d'action. Quand on fixe un seuil après évaluation d'un risque, c'est qu'on connaît le mécanisme en cause. A l'heure actuelle, nous n'en sommes pas là."
Mais cela n'a pas gêné le premier sinistre et les opérateurs pour exploiter, trois ans après avec l'aide de la quasi-totalité des medias, cette étude incomplète, justement en avril 2009 quelques jours avant le lancement d'un colloque dédié à la manipulation de l'information, pardon, au même sujet, en lui faisant dire ce qu'en définitive elle ne dit pas.
Fillon et ses amis, tous les stafs d'opérateurs ont donc décidé de donner l'exemple aux riverains des antennes-relai qui en subissent 24h/24 les effets, en faisant installer sur leurs ministères, immeubles d'habitations, sur les écoles privées de leurs enfants, résidences secondaires, hôtels et restaurants de luxe, de belles antennes-relai, tri-bandes de préférence, immédiatement, dès demain tout de suite.
Cela réhaussera la valeur patrimoniale de leurs possessions, les braves. Ainsi que les revenus de leurs amis médecins...






































































































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