La raison économique dominant tout le reste, la ville de Bayonne a censuré ces jours-ci un spot publicitaire de la FLAC-SPA qui devait passer dans 7 salles d'un complexe cinema, quelle audace en plein Bayonne, de la ville du 23 juillet au 23 août.
On y voit horriblement mourir une bestiole torturée par des humains (?) sous les applaudissements de la foule qui serait composée d'êtres humains (?)
C'est que la barbarie culturelle ferait tourner l'industrie touristique. Mais faut surtout pas le dire. Pour vous faire une idée, zieutez moi l'objet du délit.
Ce que je n'ai pas bien capté, c'est pourquoi les images en question serait un "art traditionnel" dans un cas et une atteinte délictueuse à la sensiblerie (à quoi d'autre sinon ?) des saigneurs de l'arène ou de leurs spectateurs ?
Ce spectacle sanguinaire se produit tous les dimanches dans certaines villes à la "tradition" chevillée au porte-monnaie.
Quels artistes seraient assez stupides pour se produire gratuitement tous les dimanches ?
Voyant celui-là, j'ai découvert cet autre, montrant ladite tradition, très récente dans certaines villes c curieux, non ? dans toute sa splendeur détaillée ;
Difficile de regarder jusqu'au bout, n'est-ce-pas ?
A propos, si ce sport se pratique le dimanche, ces gens-là vont-ils à la messe juste avant ?
La première partie, où l'on voit la souffrance du taureau duquel on scie à vif les cornes, "ce qui est interdit", signale l'un des officiants, "mais que tout le monde pratique", précise-t-il en ricanant bêtement ... Ben oui, on les mutile aussi avant et là, cela devrait au moins tomber sous le coup de la loi contre la torture animale, mais qui en aurait assez pour aller contrôler dans les torils et les arènes ?
A ce stade, il me revient en mémoire, cette maxime de Montesquieu :
Une injustice faite à un seul, est une menace faite à tous.
Si l'on ne respecte pas la vie tout court, au point de faire subir la torture à des animaux, voire de la laisser pratiquer, qui et pourquoi nous respecterait-on ?
Il est au contraire de la responsabilité de l'humain de traiter dignement tout ce qui vit, de respecter et protéger, dans la mesure du possible, la vie naturelle de toutes les espèces vivantes. Naturelle, parce que les animaux ne sont pas nés, non plus, pour devenir nos cobayes. Des justifications foireuses, prétendument scientifiques, ont servi elles aussi à généraliser dans l'indifférence quasi générale, cette autre torture faites aux animaux, au prétexte de recherche expérimentale !... de progrès !
Et les Parlements des pays soi-disant démocratiques laissant pratiquer ces tortures sur des animaux ont une part encore plus grande de responsabilité. La tradition quand cela les arrange, ils peuvent d'un décret la supprimer, mais pas celle-ci, immonde et bestiale ?
Des catalans de Barcelone, utilisant les mêmes images des sévices subies par les animaux utilisés dans le spectacle tauromachique, réclament à leurs députés la fermeture de ces arènes de la honte.
extrait proposition de loi n° 1652
"C’est également pour des raisons éthiques qu’en Espagne, 14 villes de Catalogne se sont déclarées villes anti-corrida, à commencer par Barcelone « pour non-respect de la législation sur la protection de l’enfance ».
et nous aussi :
petition anti-corrida
petition et proposition de loi pour abolir la corrida
extraits :
Proposition de loi pour abolir la corrida.
Madame Marland-Militello a motivé ainsi sa prise de position : « J’ai conscience des intérêts financiers susceptibles d’être touchés par ma proposition de loi mais je suis convaincue qu’il faut avoir le courage de soutenir des valeurs qui honoreront la civilisation que nous représentons. La corrida relève d’une tradition barbare puisqu’elle fait souffrir des animaux pour distraire des êtres humains. Il est donc du devoir de tout élu national d’arrêter cette barbarie. »
autre extrait de la proposition de loi 1652 :
"La légitimité de la France à soutenir dans le monde les combats en faveur de la cause animale, perd toute crédibilité si elle n’applique pas chez elle les principes qu’elle défend ailleurs.
Tôt ou tard on s’indignera massivement que des députés de la nation aient refusé d’empêcher de torturer des taureaux, des coqs, pour le simple plaisir de quelques hommes ou pour quelque raison économique. Comme on s’indigne aujourd’hui des combats de gladiateurs ou des exécutions publiques. L’Europe ne tolèrera plus longtemps ces pratiques."
65 députés français sont co-signataires de la proposition de loi n° 1652. Et les autres,
ils n'en ont pas ?
photo :
corrida-vélo par Yoyo
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