Que vous ayez voté
NON au traité de Lisbonne parce que personne chez vous ne voulait vous le laisser lire, et surtout pas vos élus, ou pour une autre raison... un grand, très grand merci à vous, vilains ingrats irlandais qui profitez des subsides européennes et renaclez à l'esclavage organisé par nos élus européens.
Ne nous prépare-t-on pas presque en catimini, l'alignement par le haut de la durée du travail à 60 heures hebdomadaires pour repousser le seuil du paiement des heures supplémentaires, voire carrément les faire disparaitre ? ...
Pourrions nous exiger comme ils le font, la tenue de nouvelles élections présidentielles locales ou européennes lorsque le résultat des urnes ne nous convient pas à nous citoyens ? Et puis quoi encore ? ce serait la chienlit. Alors pourquoi veulent-ils vous obliger à re-voter dans quelques mois, et faire soumission à leur diktat ? A-t-elle jamais été démocratique cette Europe-là ?
Sous le flot des quolibets méprisants et exaspérés des mediatico-politiciens, qui pleuvent, extraits d'opinions plus citoyennes venant de quelques autres journalistes :
La Pravda - Slovaquie
"Nous avons adhéré à l'UE - hourra ! Nous avons ratifié le traité de Lisbonne - hourra ! Nous avons introduit l'euro - trois fois hourra ! Aucune analyse, aucun débat. Il n'est pas difficile de s'imaginer quelle aurait été l'issue d'un référendum dans notre pays." (16.06.2008)
El Pais - Espagne
Le silence de la gauche
"Où est passée la gauche européenne ?", se demande le quotidien El País dans son éditorial : "Pour les citoyens de l'Union, l'Europe n'est plus un modèle de démocratie et d'Etat-providence mais plutôt un alibi pour le gouvernement permettant de restreindre les libertés juridiques ainsi que les normes dans le domaine social et le travail.
Après les récents sommets du Conseil des ministres de l'UE, les chefs d'Etat et de gouvernement sont tous retournés dans leurs pays avec de nouveaux jalons. Ceux-ci ne sont pas au-dessus, mais bien en-dessous des standards nationaux en vigueur.
Et comme on l'a vu avec la directive retour, le Parlement européen veille à ne surtout pas déroger à ce changement d'orientation. La justification de cela … est presque aussi vieille que la politique : une mauvaise réglementation, c'est mieux qu'aucune réglementation. Formulé de façon plus classique : plutôt l'injustice que le chaos. … C'est juste que dans le cas de la directive retour … ce chaos n'existe pas." (23.06.2008)"
le Magyar Nemzet - Hongrie
"Les responsables politiques européens faisaient penser ces derniers jours à des écoles maternelles hystériques après que les Irlandais les ont privé de leur jouet préféré, la Constitution européenne labellisée 'traité de Lisbonne'. …
Les porte-parole des maternelles ont même récemment pointé du doigt : tant qu'il n'y aura pas de traité de réforme, il n'est pas question d'élargissement de l'UE, notamment pour l'adhésion de la Croatie.
C'est un message honteux et étriqué adressé aux petits Etats membres de l'UE qui soutiennent l'adhésion de la Croatie. Ce n'est pas l'UE qui est menacée de dépérir après le référendum irlandais, mais bien plutôt les principes démocratiques si souvent mis en avant. …
Compte tenu du chaos bruxellois, on se pose inévitablement la question : voudrions-nous vraiment adhérer à une telle UE ? Si nous soumettions cette interrogation à un référendum à l'échelle de l'Europe, nous obtiendrions probablement une 'réponse irlandaise' " (23.06.2008)
Ta Nea - Grèce
Le quotidien athénien Ta Nea qualifie la décision du Parlement européen concernant les immigrants clandestins de mauvaise surprise.
"Le pire c'est que l'Europe essaye de résoudre un problème humanitaire avec des moyens exclusivement policiers … et pense que créer des Guantánamos européens empêchera les immigrés clandestins de venir. …
Comme si ces gens venaient pour faire du tourisme et non parce que leurs conditions de vie dans leur pays d'origine sont devenues désespérées. … Tant que les immigrants serviront les intérêts des pays riches comme main d'œuvre à bas coût, ils seront tolérés. Mais ceux qui ne seront pas utiles seront remis aux forces de l'ordre." (19.06.2008)
Et pendant ce temps-là, dimanche soir, sur la chaîne parlementaire Jacques Attali, qui n'est décidement pas notre ami, planifiait notre avenir en rêvant que l'on découvre bientôt le gène du sommeil pour, en quelque sort, l'inhiber, parce que reconnaissait-il "le sommeil est un obstacle"... à l'avenir radieux d'esclave que l'on nous réserve.
Il ne nous imagine pas, le brave homme, d'autre avenir que celui de consommer 24h sur 24 et de travailler également 24h sur 24.
Alors oui, dans cet odieux programme, le sommeil est un obstacle à sa complète réalisation. Mais entendons-nous bien, nous les esclaves, devrons apprendre à dormir mieux, à rentabiliser notre sommeil, à faire des petites siestes (je les voyais bien venir avec cette propagande-là depuis quelques années, ces vampires manipulateurs) :
Sachez le et faites passer, :
Ils ont même l'intention de nous voler notre temps quotidien de repos physiologique, ces nuisibles, de détruire notre horloge biologique en tripatouillant nos gènes, ceux de vos enfant surtout, pour accroitre encore leurs indécents profits !
Ce serait leur prochaine étape. Non, irlandais ou pas.
pub photographiée par Yoyo il y a quelques semaines
Evidemment, cela fut dit avec force précautions oratoires par un Attali bousculé par son animatrice qui voulait l'entendre dire, avant la fin de l'entretien, que le sommeil était condamné à disparaitre. Il se contenta de répéter, matois, qu'il
"fallait apprendre à mieux dormir" et prendre modèle sur les sociétés nordiques qui, d'après lui, maitrisent leur temps de sommeil.
Voilà donc la société que nous réservent ces monstres néolibéraux. Faire de nous des robots producteurs-consommateurs-insomniaques contraints 24h sur 24. S'il en parlait hier soir, c'est que le projet doit déjà être bien avancé dans les cartons de ses amis vampires. Comme l'étaient auparavant, ses 300 mesures de "modernisation".
Dans cette société, les maitres garderaient bien évidemment tout loisir de dormir autant qu'il leur plaira sans contrainte d'aucune sorte.
Il y aurait fort à dire sur les effets désastreux de la privation de sommeil bien connus de tous les régimes tortionnaires de par le monde.
Des scientifiques japonais ne testent-ils pas actuellement, au prétexte de performances sportives, le gène de l'endurance à la fatigue musculaire ou un succédané aboutissant au même résultat ?
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